MARCHE PAYSAN

Dimanche 6 mars 2022



LACHER DE TRUITES à L'ETANG

En général mi mars, attente confirmation

Organisé par l'association des pêcheurs

 

 


REUNION PUBLIQUE

Samedi 19 mars à 14H à l'école du haut


PRIX TECHNIQUE DU JUDO

Dimanche 27 mars 2022

Organisé par le Judo Club  au site du Vivier à Folembray

 


CONCERT MARCEL PROUST

Lundi 28 mars 2022 à partir de 18H

COMMUNIQUE de l’ADAMA (Association pour le développement des activités musicales dans l’Aisne)

 

Chemin de ronde Marcel Proust

 

A l’occasion du centenaire de la mort de Proust en 2022, la ville de Coucy-le-Château-Auffrique (Aisne) inaugure lundi 28 mars 2022 la plaque « Chemin de ronde Marcel Proust », à proximité des ruines du château médiéval édifié au XIIIe siècle par Enguerrand III.

 

Cette démarche fait référence à l’épisode d’une visite de l’écrivain sur le site, peut-être le 28 mars 1902, rapportée par son ami Georges de Lauris dans un Hommage à Marcel Proust publié par la Nouvelle Revue Française en 1923 :

 

Nous avons été ainsi à Laon, à Coucy. [Proust] est monté même, malgré ses étouffements et sa fatigue, jusqu'à la plate-forme de la grande tour, celle que les Allemands ont abattue. Je me rappelle qu'il montait, appuyé au bras de Bertrand de Fénelon qui, pour l'encourager, chantait à mi-voix l'Enchantement du Vendredi Saint. C'était, en effet, un Vendredi-Saint, avec les arbres fruitiers en fleurs sous un premier soleil.

 

Le projet porté par l’ADAMA conjugue les dimensions historiques et musicales suscitées par ce récit. Un concert rappelle ainsi l’intérêt de Proust pour L’Enchantement du Vendredi Saint, à l’acte III de Parsifal de Richard Wagner, comme pour les derniers quatuors de Beethoven, dont certains échos nourrissent la Recherche du temps perdu.

 

 

 

Programme

 

 

 

18h

 

Inauguration de la plaque

 

« Chemin de ronde Marcel Proust »

 

(Eglise)

 

 

 

19h

 

Concert (Salle Gabrielle d’Estrées)

 

Quatuor Sine Nomine – Nicolas Vaude, comédien

 

R. Wagner / L’Enchantement du Vendredi Saint

 

L.V Beethoven / Quatuor n°13 op.130

Lectures de séquences d’A la recherche du temps perdu

 

 

Nicolas Vaude, acteur

 

Molière 1998 de la Révélation théâtrale, Nicolas Vaude est né le 24 Juillet 1962 à Paris. Il est l’arrière-petit-fils du grand violoniste Jacques Thibaud, par sa mère, relieuse de livres. Sa vocation théâtrale est née très tôt, à 12 ans, grâce au Concours interscolaire de Versailles, où il côtoie Denis Podalydès et Didier Long. A 18 ans, il entre au cours de Jean Darnel au théâtre de l’Atelier auprès de Nicolas Briançon et Valéria Bruni-Tedeschi, avant d’intégrer L’ENSATT rue Blanche (dans la promotion d’Irène Jacob et Pierre Cassignard), où il sera l’élève de Brigitte Jacque-Wajeman et surtout de Stuart Seide.

 

Il a la chance inouïe de débuter à La Comédie des Champs-Élysées dans  « Clérambard »  de Marcel Aymé, choisi par Jean Pierre Marielle et Danièle Lebrun, dans le rôle magnifique du Vicomte. (nomination  catégorie Révélations  aux Molière 87).

 

Les années se succèdent avec Pierrot dans « Dom Juan », aux Bouffes du Nord ( mise en scène Jean Luc Moreau ), Néron dans « Britannicus » ( aux côtés de Geneviève Casile ), Trofimov dans « La Cerisaie » de Tchékhov ( avec Isabelle Carré ) mise en scène Jacques Rosny, Treplev dans « La Mouette », aux côtés de Christine Citti, Danièle Lebrun et Michael Lonsdale ( mise en scène de Michel Fagadau ) et « La demande en Mariage » de Tchékhov encore, Prix Jean Marais 1991.

 

En 1992, il rencontre Marcel Maréchal avec lequel il jouera « Falstaff » de Shakespeare, Novarina, «Quoat Quoat » d’Audiberti et « Le Père Humilié » dans la trilogie de Claudel (avec Isabelle Carré, de nouveau ).

 

En 1995, dans une mise en scène d’Annick Blancheteau, il obtient le Prix Jean Jacques Gautier pour «Un Inspecteur vous demande » de Jean Baptiste Priestley, dans le rôle du fils taciturne et alcoolique, aux côté de Marie-France Mignal, André Falcon et d’Yves Robert, avec lequel il se lie d’amitié.

 

 

 

En 1998, il reçoit le Molière de La Révélation théâtrale, en interprétant le rôle de Sebastien dans «Château en Suède » de Françoise Sagan, aux côtés d’Agnès Soral, Marie France Mignal, François Vincentelli et Mama Prassinnos. Sa rencontre avec Françoise Sagan le marquera à vie.

 

En 1999, il jouera 270 fois « Le Bel air de Londres » de Dion Boucicault, au théâtre de la Porte Saint- Martin, avec Robert Hirsch, Marina Hands et Constance Dollé, dans une mise en scène d’Adrian Brine.

 

…En 2000, après avoir traversé une « mer de chagrin » consécutivement au décès de ses deux parents, il entreprend, sous les conseils du grand claveciniste Olivier Baumont, de mettre en scène « Le Mariage Forcé » de Molière, avec la musique de Lully, donc sur instruments anciens. Première mise en scène. Sganarelle est joué magnifiquement par Nicolas Marié.

 

Toujours grâce à Olivier Baumont et sous la houlette du metteur en scène Jean Pierre Rumeau, ils bâtissent, avec Nicolas Marié, une nouvelle adaptation du « Neveu de Rameau » de Diderot, en partant du manuscrit original de Diderot, précisant la présence d’un clavecin au café de la Régence. L’axe de la mise en scène de Jean Pierre Rumeau est celle de l’incarnation d’un véritable équilibre entre Lui et Moi, et du rapport à la musique. Clochard céleste, bouffon… et surtout musicien raté.

 

Le spectacle sera créé en 2001 au théâtre du Ranelagh, il sera joué près de 575 fois… et fêtera bientôt ses 20 ans. Fous de Diderot, ils seront les seuls, avec Le Ranelagh à fêter le bicentenaire de l’écrivain des Lumières, en créant, en Septembre 2013, un Festival Diderot, où il mettra en scène « La Religieuse » (texte féministe avant la lettre selon lui…) avec Christelle Reboul, Marie Laurence Tartas, Frédéric Andrau, et Christine Plubeau à la viole de gambe, adaptation signée des deux comédiennes. Stéphanie Tesson le choisira deux fois pour son plus grand bonheur : dans « Fantasio » de Musset et dans « Amphitryon » au théâtre de Poche.

 

Nicolas Vaude

 

Avec Nicolas Briançon, ils triompheront dans « Le Menteur » de Corneille au théâtre Hébertot en 2002, et dans « Pygmalion » au Comédia, aux côtés de Danièle Lebrun et Barbara Schulz. En 2017, Léonie Simaga mettra en scène les deux Nicolas dans « Pour un oui pour un non » de Nathalie Sarraute.

 

En 2006, Florian Zeller écrit pour lui ses deux toutes premières pièces de théâtre « L’Autre » et « Le Manège », avant de lui confier le rôle du frère amoureux de sa soeur dans « Elle t’attend » en 2009, aux côtés de Laetitia Casta et Bruno Todeschini.

 

Il sera nommé aux Molières en second rôle pour « Elle t’attend ».

 

Avec Claude Rich, il crée « L’Intrus » d’Antoine Rault, mis en scène par Christophe Lidon. De Pinter, il jouera « La Collection », mise en scène Thierry Harcourt, avec lequel il créera la pièce de Gilles Costaz « L’île de Vénus » avec Julie Debazac. Salle Réjane, il crée aussi la dernière pièce d’Arnaud Bédouet «Localement agité », aux côtés de Lisa Martino, Anne Loiret et Thierry Frémont.

 

En 2020, il met en scène et joue « Le Misanthrope », au théâtre du Ranelagh, aux côtés de Nathalie Boutefeu, Chloé Lambert, Laurent Natrella, Pierre Val, Raphael Duléry… et la jeune Clara Artur.Nicolas Vaude

 

Au cinéma, Jérôme Sale le choisit pour être le majordome des « Largo Winch » 1 et 2, avec Tomer Sysley, Sharon Stone et Laurent Terzieff. Rôle magnifique. Christian Clavier et Jean Marie Poiré lui demanderont d’incarner Robespierre dans « Les Visiteurs 3 », aux côtés de Sylvie Testut, rôle qu’il dit avoir adoré pour son aspect terrifiant et comique. Il est aussi le voisin dépressif de « Boule et Bill ».

 

 A la télévision, il jouera dans près de 35 films, dont « Les Moissons de L’Océan » de François Luciani, avec Danièle Lebrun, Olivier Sitruck, Dominique Guillo et Florence Darel, rôle pour lequel il obtiendra le Prix d’interprétation masculine aux Rencontres internationales de Reims ; et 6 fois avec Jean-Daniel Vérhaeghe (« Les Thibault » et « Les Pasquier » notamment).

 

Il dit rêver son métier comme un musicien, recherchant des partitions toute une vie, refusant l’idée d’un métier soumis au désir de l’autre, et adorant ce travail de solitaire en secret avec les textes, avant de pratiquer un art collectif, ou chacun « est l’artisan d’un ouvrage qui nécessite beaucoup de temps… et un soin infini » … et vouloir se fier au hasard.

 

 

Quatuor Sine Nomine

 

Patrick Genet, violon

 

François Gottraux, violon

 

Hans Egidi, alto

 

Marc Jaermann, violoncelle

 

 

 

Depuis ses succès au concours d’Evian en 1985 et au concours Borciani à Reggio Emilia en 1987, le Quatuor Sine Nomine, établi à Lausanne (Suisse), mène une carrière internationale qui le conduit dans les principales villes d’Europe et d’Amérique, notamment à Londres (Wigmore Hall), à Amsterdam (Concertgebouw) , à New York (Carnegie Hall), ou encore au Mozarteum de Salzburg . Parmi les personnalités qui ont marqué les quatre musiciens, il faut citer Rose Dumur Hemmerling, qui leur a communiqué sa passion et les a sensibilisés à la grande tradition du quatuor à cordes, le Quatuor Melos ainsi que Henri Dutilleux, dont la rencontre, lors de l’enregistrement de son œuvre Ainsi la Nuit chez Erato, a été particulièrement enrichissante.

 

La vie de l’ensemble s’enrichit constamment grâce à des collaborations régulières avec d’autres musiciens. Des liens étroits se sont noués avec quelques quatuors, dont le Quatuor Vogler à Berlin et le Quatuor Carmina à Zurich.

 

Le Quatuor Sine Nomine possède un vaste répertoire, de Haydn au 21e siècle, sans négliger des œuvres moins jouées comme l’octuor d’Enesco. Il a créé plusieurs œuvres contemporaines qui lui sont dédiées. À part les grands classiques (l’intégrale de Schubert chez Cascavelle et celle de Brahms chez Claves), les quatuors d’Arriaga et des œuvres de Turina (aussi chez Claves), sa discographie comprend également les quintettes pour piano de Furtwängler (Timpani) et de Goldmark (CPO).

 

Parallèlement au quatuor, chaque membre développe une intense activité pédagogique dans les Hautes Ecoles de la région (Hemu, hem Ge). De plus, le quatuor assure la direction artistique de l'Orchestre des Jeunes de la Suisse Romande depuis 2012.

 

Le Quatuor bénéficie du soutien de la Ville de Lausanne et de l’État de Vaud. Depuis 1994, l’Association des Amis du Quatuor Sine Nomine contribue au développement de sa carrière, notamment à l’étranger. L'ensemble est fondateur et directeur artistique du Festival Sine Nomine depuis sa création en 2001.

 

Le Quatuor Sine Nomine a choisi d’être appelé “sans nom” pour symboliser son désir de servir tous les compositeurs et les oeuvres qu’il interprète.